09.02.2010
UNE EXECUTION ORDINAIRE de Marc Dugain.
Film français avec André Dussolier, Marina Hands, Edouard Baer, Anne Benoît, Tom Novembre, Denis Podalydès ...
DRAME. (fiction)
On a raconté mille et une choses au sujet de la mort de Staline, on a parlé de conspiration, d'empoisonnement ... ce film tiré d'un livre est donc une fiction. Intimiste qui plus est puisque l'intrigue se déroule essentielleent autour de deux personnages : Staline et cette urologue qui pratique le magnétisme.
Le dictateur devenu complètement paranoïaque est à la toute fin de son existence, le sait et souffre horriblement au physique comme au moral. Il a congédié son médecin personnel car il le soupçonnait du pire ...
Or " le petit père des peuples " fait preuve d'un machiavélisme sans limites quand il veut parvenir à ses fins et comme en dépit de ce qu'il prétend, il a tous les pouvoirs il n'est que trop facile d'imaginer de quoi il est capable.
Cette femme médecin réquisitionnée devra garder le secret le plus absolu même vis à vis de son mari dont elle sera contrainte de se séparer pour assurer sa sécurité. Essayer du moins ... Or cela correspond à l'époque où Staline tout comme d'autres avant lui, a voulu purger la Russie de toute présence juive. Le mari d'Anna est juif précisément et ne tardera pas à être emmené puis torturé afin que vérification soit faite qu'elle n'a pas parlé.
Quand un acteur est parvenu à la notoriété plus personne ne se permet l'ombre d'une critique le concernant et la presse unanime salue donc la prestation de André Dussolier. Ce dernier n'a fait ici que son métier de comédien qui compose un personnage historique grâce aux soins d'un maquilleur et en imitant une posture connue de tous. Je ne vois pas ici où se situe l'exploit ? La voix est assourdie pour les besoins de la cause mais j'ai trouvé le jeu d'une confortable linéarité. En revanche Edouard Baer m'a agréablement surprise. Le rôle qu'il joue ici l'embellit et son jeu est tout à la fois sobre et précis. Marina Hands est parfaite.
Et puis cela m'a donné envie de lire le livre ce qui ne saurait tarder.
S. @
(Studio Canal)
10:14 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.02.2010
Banlieues gay : documentaire de Mario Morelli - 2005 (rediffusion)
" Insultes, humiliations, passages à tabac, viols ... Il ne fait pas bon être homosexuel dans certaines cités ...
Et rares sont les gays et les lesbiennes qui acceptent de témoigner de peur des représailles. " Télérama.
Le documentaire sera rediffusé sur la même chaîne (LCP) le 19 février à 21h.

Sous la rubrique " Docs ad hoc " la chaîne parlementaire (TNT) nous a proposé un reportage tourné en 2005 et traitant de l'homosexualité en banlieue.
Les interviewés étaient jeunes pour la plupart bien que la tranche d'âge annoncée fut " entre 20 & 50 ans " - Vivre en couple dans une cité ? ... Mission impossible apparemment.
Un jeune black au physique androgyne s'est fort intelligemment exprimé sur le sujet. Il avait décidé d'être lui " à 120 % " Est-on conscient de tout le courage que cela demande ? " Je suis un ovni " précisait il et une discussion filmée entre lui et quelques jeunes du quartier confirmait que cela n'était pas facile non pas seulement de se faire accepter mais d'être tout simplement toléré.
Car le droit à la différence reste théorique pour la plupart des gens.
Régulièrement il vient à Paris passer quelques heures dans le quartier du Marais histoire de souffler un peu, de ne plus se sentir jugé, condamné.
Autre interview, celle d'une fille très jeune vivant à Aulnay et qui a eu la chance d'avoir des parents compréhensifs.
Ils ont quitté Aulnay-nord pour Aulnay-sud où semble t-il les choses passent mieux ? ... On la verra également en compagnie d'un copain homo avec lequel elle s'affiche histoire de donner le change pour éviter les complications (Pas très épanouissant tout ça !)
Un adulte arabe est confronté lui aussi aux déclarations homophobes pour avoir eu le courage ou l'imprudence (?) de s'exprimer car pour les hommes hétéros être gay, c'est sale tout simplement. De façon consciente ou non, la religion pèse son poids dans ce jugement de valeurs et ce, même si on prétend être laïque.
Un éducateur évoque les dérives verbales des jeunes dont il s'occupe et qui ont tendance (comme beaucoup) à confondre homosexualité et pédérastie. Il a fondé une association qui se nomme Angel 91 afin de créer en quelque sorte une oasis pour reprendre souffle dans une société où lui et la plupart ne se sentent pas admis. Parmi ces personnages ni grandes folles ni camionneuses mais des êtres blessés car repoussés par les autres tout simplement parce qu'ils ne correspondent pas à la norme établie.
Il me semble qu'il aurait été intéressant de savoir ce que tous sont devenus, cinq ans plus tard. J'ai quant à moi l'impression que les esprits étaient plus larges dans les années 80 mais il est vrai que le gouvernement en place était légèrement différent. Les gays étaient alors très fiers d'être enfin " sortis du placard " c'était selon moi faire preuve d'un optimisme imprudent.
22:46 Publié dans télé | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : homophobie. banlieue.
06.02.2010
SHERLOCK HOLMES de Guy Ritchie (durée : 2h.08)
Film américain avec Robert Downey Jr. Jude Law, Rachel McAdams, James Fox, William Hope ...
Pourquoi suis-je allée voir ce film ? Je ne devinais que trop ce que j'allais découvrir pourtant. Seuls les britanniques peuvent de façon optimale exploiter ce thème. C'est ce que l'on nomme au théâtre " l'esprit du texte " Les anglais sont ridicules quand ils jouent Molière de même que les français ne commettent que des approximations dès qu'ils s'attaquent à Shakespeare car la mondialisation ne pourra jamais créer de racines. Le flegme britannique n'est pas accessible aux américains et le comédien qui joue le rôle a une élégance de cow-boy. D'ailleurs les trois quart du temps, il est salingue et mal rasé. Watson qui a rajeuni et dont on peine à expliquer le passé colonial fait figure à côté de Holmes d'un pur dandy.
Les premiers plans semblaient pourtant devoir respecter l'oeuvre et nous découvrions le Londres de Dickens, celui de Marx aussi, sombre et peuplé à outrance. Ensuite et très rapidement les effets spéciaux ont tout balayé (je déteste les effets spéciaux ...) et nous nous sommes retrouvés dans n'importe quel blockbuster américain, au rythme épileptique au langage manichéen, bref une machine à décerveler ce qui s'appliquant au fonctionnement de notre cocaïnomane de génie constitue un non sens à l'état pur. J'ai sciemment sélectionné quelques photos qui à elles seules suffisent à illustrer mon propos.
Quand on regarde la photo, Holmes est à droite et tout au long du film le spectateur a l'impression que le personnage principal sort du lit dans lequel il s'est couché tout habillé. Nous sommes loin de l'élégance d'un Basil Rathbone ! A côté de lui, Watson qui a bien perdu quinze ans dans l'aventure et de ce fait, l'expérience qui va avec.
Et voilà le méchant ! l'affreux Lord Blackwood dont Watson va confirmer la mort après pendaison mais qui va ressusciter et donner du fil à retordre à nos deux " héros " - Vous ne trouvez pas qu'il aurait fait un Holmes idéal ? C'est ce que l'on nomme une superbe erreur de distribution. Quand je vous dis qu'ils ne comprennent rien à rien ces amerlocks !
Histoire de me consoler, je crois que je retournerai dans un jour ou deux ...voir le Billy Wilder sorti en 1970 " La vie privée de Sherlock Holmes " nettement supérieur, le fait est indéniable.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Billy_Wilder
(afin de décourager ceux qui seraient tentés de me faire remarquer que Billy Wilder était américain ...)
10:49 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.02.2010
IN THE AIR (Up in the air) Durée : 1h.50
Film américain de Jason Reitman avec George Clooney, Vera Farmiga, Anna Kendrick, Jason Bateman, Sam Elliott ...
COMEDIE.
" Toute ma vie j'ai rêvé d'être une hôtesse de l'air " ...
(surtout si c'est George Clooney qui prend l'avion.)
Retenez moi car je serais capable de détourner le vol en direction d'une île déserte non sans balancer tous les passagers - SAUF UN - y compris l'équipage ... à la mer. Car face au sourire enjoleur du beau George, je craaaaque !
Et ne suis sûrement pas la seule. Cà risque même de se bousculer au portillon ...
Mais parlons du film quand même.
Selon moi agréable, ni bon ni mauvais et pour tout dire, très américain. En clair, pas particulièrement " ma tasse de thé " Seulement y'avait George ! Moi qui vais presque toujours au cinéma l'après-midi, j'ai sacrifié un spectacle théâtral pour le voir. C'est dire ...
Pourtant le thème n'était pas inintéressant et m'a reportée une dizaine d'année en arrière. Je travaillais alors dans un cabinet de courtage en assurances (faut bien croûter !) et un jour nous avons vu débarquer un grand beau mec, la trentaine qui nous fut présenté comme le nouveau directeur du secteur ( " département " ) auquel nous appartenions. C'était vis-à-vis du personnel un serial killer.
Je n'ai pas tardé à comprendre quand j'ai vu la secrétaire repartir avec un petit carton, des larmes plein les yeux. Pourquoi elle ? On ne saura jamais car elle travaillait hyper-bien.
J'ai ensuite piqué une rogne au niveau de l'ascenseur en croisant quelques cadres mais qu'avaient ils à faire de mon indignation puisque la décision était prise depuis longtemps sans doute ? ... Alors ce genre de situation, je connais, j'ai rencontré ...
Bien entendu quand l'exécuteur eut rempli sa mission il partit comme il était venu et plus personne n'en entendit parler. Il avait dans l'intervalle sérieusement dégraissé l'effectif.
Dans le film il s'agit d'un intérimaire international qui sillonne le globe puisque ce genre de moeurs s'est d'évidence mondialisé.
Une once de cynisme, un zeste de plus vrai que nature et l'incontournable petite romance dont les américains raffolent. Sans le charme de l'acteur vedette cette histoire s'avérerait bien indigeste mais IL EST LA. J'ai par conséquent joué les parfaites imbéciles, ne me préoccupant presque pas de l'histoire pour privilégier le plaisir des yeux. What else ? ...
S. @
(Paramount Pictures France)
N.B. la blonde à côté, c'est moi, vous ne m'avez pas reconnue ? ... Hiiiipsss !
16:10 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.02.2010
Décryptage.
Ayez au moins le courage de vos opinions, vous êtes des nostalgiques de l'Ancien Régime.
Du reste c'est un empereur (Constantin) qui imposa cette croyance en Occident afin de renforcer son pouvoir, faisant d'une secte une religion d' Etat.
La preuve,
(se reporter aux symboles de l'illustration)
La représentation de la crucifixion - supplice romain et non juif - fut utilisée pour culpabiliser un peuple que les romains voulaient stigmatiser.
" Rendons à César " ... précisément.
12:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note












