07.11.2009

ce sera tout pour aujourd'hui ... Zen !

 

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06.11.2009

Novembre.

 

Pas de doute ! C'est la grande forme ...

 

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Introspection.

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J'ai la désagréable impression d'avoir traversé une semaine pour rien ...
Je feuillette mon agenda pour confirmation et c'est indéniable : j'ai glandé, grave !
Mon site théâtral est toujours en stand-by, j'ai seulement failli voir un film mercredi et une panne de métro m'a fait rebrousser chemin.
Sinon, j'ai écrit ... lu,  mais cela ne fait pas avancer le schmilblick !
En théorie, j'étais censée investir les agences immobilières afin de continuer à chercher un logement plus grand que l'actuel. Or comme je sais par avance ce que je vais entendre ... je reste avec les deux pieds dans le même sabot.
Je ne pourrais pas avoir un oncle ou une vieille tante en Amérique qui me rende service en cassant sa pipe afin que j'hérite ? Bernique ! Inconnu au bataillon.
Pourtant, il faut que je trouve une solution ... La position qui consiste à être le cul entre deux chaises ne saurait perdurer. O paradoxe ! j'envie ceux qui n'ont absolument rien. Il leur est facile alors de prendre leur baluchon pour aller n'importe où. L' univers leur appartient. Moi je traîne, meubles et livres dont je refuse de me séparer comme une série de casseroles ...  Serais-je persuadée que sans eux, je ne suis plus rien ? Ce serait triste. Il me faudrait une bonne dose de bouddhisme zen pour me tirer de cette situation. Décider de faire table rase, ne plus conserver que l'essentiel. Gymnastique hyper difficile à quelqu'un ayant la fâcheuse tendance à privilégier le superflu mais on ne se refait pas, n'est-ce pas ?
Pourtant, là où nous allons tous, sans exception,  nul besoin de toutes  ces foutaises auxquelles nous sommes attachés

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05.11.2009

Paul Auster : Brooklyn Follies

ACTES-SUD (Babel)

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Soucieuse de ne pas m'abandonner à une sorte de xénophobie culturelle, il m'arrive de me risquer (et même de m'égarer) dans la littérature étrangère ... C'est parfois contre mon gré avec des oeuvres théâtrales quand j'ai finalement cédé à de trop pressantes sollicitations ... mais cela peut être un choix délibéré quand je décide de me pencher sur un livre de Philip Roth par exemple ou plus dernièrement quand je réalisai n'avoir jamais lu une ligne écrite par Paul Auster ...
Lourde lacune à combler histoire de ne pas mourir idiote, tout de même !
Or, passer sans transition de Sylvie Germain à ce dernier pouvait ressembler à une gageure et cela en était une, en effet.
La richesse de style de la première toujours en mémoire, je commençai par trouver l'écriture de Paul Auster plate et tenant plus de la conversation que de la littérature et puis (je l'avoue) au fil des pages, je me suis peu à peu sentie piégée. Ce, à un point tel que je n'ai pu me dégager du livre avant la dernière page. Je l'ai donc par conséquent lu d'une traite, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps !

Soixante ans, " Au delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable " aurait ajouté Romain Gary. En fait, les trois quart du chemin sont déjà parcourus, il doit rester dans le meilleur des cas une vingtaine d'années à vivre et force est de reconnaître que cela passe très vite, puisqu'on vient d'en totaliser trois ... presque sans s'en rendre compte. Comme ajouterait Pierre Dac : l'avenir ... on l'a dans l'dos ! Pour renfort de potage, Nathan vient de vivre une double épreuve, un cancer du poumon (soi-disant guéri) et le largage de son épouse car pour le dire tel que je le pense, certaines femmes sont de vraies salopes ! (abandonne t-on un homme en de pareilles circonstances ?)
Que ce dernier décide alors de choisir une ville pour y finir sa vie, pareil raisonnement est logique. Ce sera Brooklyn puisqu'il en vient, il va donc y retourner, cinquante six ans plus tard. Cela ne dénote pas une imagination très grande allez vous dire : prévoir de mourir là où on est né ... mais il ne faut tout de même pas demander l'impossible à un ex-vendeur d'assurances vie !
Je raille, d'autant qu'il est évident que l'auteur quoiqu'il dise s'est glissé dans la peau du personnage. Bien entendu, son Nathan va se révéler d'une générosité incroyable , (Ah ! la célèbre solidarité juive ...) il va donc retrouver son neveu et peinera presque à le reconnaître dans cet emploi de chauffeur de taxi et ses vingt kilos en trop. Tom avait laissé tomber son doctorat, pensant que finalement cela n'en valait pas la peine et avait nettement tendance à tout laisser filer à vau-l'eau ...  Les retrouvailles auront valeur de déclic et nous allons les suivre tout au long de ces péripéties que la vie réserve au moment où on s'y attend le moins. Enfin, ... parfois !
La seule chose que l'on puisse reprocher à Paul Auster est d'utiliser sciemment certains clichés (l'homosexualité masculine - la bien nommée en opposition à celle d'en face qui ne sera pas oubliée ... ) pour faire bonne mesure et paraître résolument " dans le vent. " Or comme chacun sait, à quelques intégristes près, les êtres humains ont les idées larges à condition de ne pas être concernés directement. En parlant d'intégriste, cette catégorie d'individu ne sera pas elle aussi oubliée par le biais d'un évangéliste lubrique qui profitera de son pouvoir pour permettre à l'auteur de pimenter le livre d'une scène très hot et un tantinet répugnante pour faire bonne mesure.

Et voilà comment on fabrique les best-sellers !

Conclusion : Mouais ! mais quand même, j'me suis fait eue ...

03.11.2009

Le Livre des Nuits de Sylvie Germain

Editions Gallimard, 1985 - Folio.

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Je l'ai déjà dit, je n'aime pas particulièrement relire un livre ... comme si je me savais incapable de ressentir deux fois de suite la même chose. Le plaisir de la découverte est émoussé et ce, même si on a oublié de quoi étaient faites les premières émotions.

Sylvie Germain écrit fort bien.Je trouve toujours incroyable d'être obligée de préciser cela mais passez moi l'expression, on se farcit de tels navets à l'époque actuelle ! Ses récits sont riches en péripéties et elle aime flirter avec le fantastique.


Trois guerres vont traverser cette saga, celle de 70, puis 14 et 40 pour simplifier car  ces événements figurent parmi l'expression d'une seule et même histoire. Tout se tient, de même que les naissances succèdent aux décès et que la grande chaîne familiale poursuit sa route inépuisablement.

Pour recouvrir tout cela, le silence de Dieu, un silence étourdissant, implacable. La grande absence de celui qui est censé avoir permis tout cela. Tous les êtres sont de passage, capables du meilleur comme du pire. Les amours se succèdent presque sans transition, les unes après les autres, parce qu'il est impossible de vivre sans aimer.

Aucun tabou : viol,  inceste et homosexualité traverseront l'oeuvre mais à la façon dont le simoun passe en déplaçant  le sable du désert sans modifier - ou si peu - le paysage. Une impression de grande philosophie ressort de l'oeuvre aux images souvent incroyables.


Sylvie Germain raconte, invente bien évidemment et jamais ne juge car elle a compris que ce n'était pas son rôle laissant cette possibilité au grand absent, ce sourd-muet et aveugle que certains recherchent désespérément.
Ce genre de lecture se savoure, les images s'imposent s'incrustent profondément en nous.

Vais-je décider de relire également " Jours de colère " qui attend au coin de mon bureau ? La première lecture remonte à avril 97 " 2 jours après la mort d'Orphée " ai-je précisé en fin de livre. Orphée était un magnifique chat roux qui est mort de chagrin quelques mois après Fausta, sa compagne noire si élégante, l'un et l'autre formant mon premier couple de chats parisiens. Livres et chats ont toujours été complémentaires ...

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